Traduction de travail. Le document original est accessible ci-dessus.
suite d’initiatives (processus) :
1. http://wyspastan.blogspot.com/
2. http://przestrzenperformance.blogspot.com/
3. http://czasoprzestrzenperformance.blogspot.com/
4. désormais déjà un mouvement social https://www.facebook.com/pages/Spacetime-Performance-STP/572282922887840 ; en bref, l’expression « activité libre » le définit
Actuellement, O. Ch. ne sait pas lui-même ce qu’est ni ce que sera à l’avenir l’espace-temps performance, car il a cessé d’être un espace-temps qui lui appartienne pour devenir celui des personnes qui souhaitent s’y trouver et le créer, mais jusqu’ici il a élaboré diverses théories :
CONCRÉTISATION DES COMPORTEMENTS, C’EST-À-DIRE DIFFÉRENCIATION ET PRÉCISION DE L’EXPRESSION DES ACTIONS SUR POMOST (dans Czasoprzestrzeń Performance)
13 novembre 2013 12:09
PARMI LES DIFFÉRENTS COMPORTEMENTS (PERFORMANCES), ON PEUT DISTINGUER
DEUX CHAMPS :
le plus large — naturel, typique de tous les êtres vivants et des humains, centré sur la satisfaction
des besoins physiques et biologiques, caractérisé par une attitude passive face à ces besoins
le plus restreint — culturel, propre aux êtres créatifs et sensibles, centré sur la satisfaction
des besoins de pensée et d’affectivité, caractérisé par une attitude active face à ces besoins
TROIS TYPES PRINCIPAUX :
improvisation — action spontanée
vérification — exécution non répétée, mais réfléchie
composition — présentation d’une œuvre entièrement mise en forme et répétée
TROIS MOTIFS FONDAMENTAUX :
intérieur — lorsque le comportement n’a lieu qu’une fois
extérieur — lorsque le comportement a lieu plusieurs fois
intermédiaire — lorsque le comportement est plusieurs fois unique, c’est-à-dire répété en étant enrichi des
conclusions tirées du comportement précédent
TRENTE FORMES ESSENTIELLES :
tourisme — principalement dans son champ itinérant et éducatif
danse — en tant que telle, dans son ensemble
théâtre — en tant que tel, dans son ensemble
gymnastique et sport — toutes les actions faisant appel à l’habileté et tous les types de rivalité
poésie — principalement dans son champ conceptuel et récitatif
musique — principalement dans le champ de l’exécution
combat — principalement les arts martiaux
visualisation — les arts visuels, également sous cet aspect : ils doivent toujours être exécutés pour
exister ; en ce sens, il n’est pas d’artiste qui ne soit performeur
présentation — de quelque chose d’autre que les éléments énumérés, par exemple un objet, une idée, etc.
monologue — récit d’un conteur, prononcé d’un discours, évocation de souvenirs, etc.
rituel et mystère — de toutes sortes
thérapie — psychique et physique
divertissement — tout type de distraction, d’occupation du temps, de détente, de repos, orienté vers soi
spectacle — représentation, spectacle de variétés, etc.
code — inscription active, dissimulation de quelque chose, effectuées par quelqu’un
manifeste — toute forme plus ou moins organisée d’expression de ses propres convictions dans
la sphère publique
abstraction — action consistant à utiliser de manière abstraite des moyens d’expression — abstraits de leur contexte et
de leur destination, ou abstraits dans leur forme
concept — action consistant à utiliser de manière conceptuelle des moyens d’expression — conceptuels par rapport au contexte
et à la destination, ou conceptuels dans leur forme
répétition — imitation, métaphorisation, réplication, etc.
acte — acte significatif, accompli consciemment dans une relation à quelqu’un ou à quelque chose
contexte — distinction d’un contexte dans un certain but
relation — langage et échange réciproque avec quelqu’un ou quelque chose
ate — soumission à quelqu’un ou à quelque chose, à une force, à un archétype, à une personne, etc. Dans le champ des effets
extériorisés
révolte — toute forme plus ou moins organisée d’opposition ou, plus largement, de ses propres sentiments. Dans
le champ des effets extériorisés
violence — (cruauté, appropriation, etc., mais aussi attribution, injonction, etc.)
drone — activité suspendue, longue, prolongée, exécutée lentement ou répétée à des fréquences
variables. Dans toute l’étendue de sa manifestation visible
absurdum — action consistant à utiliser les moyens d’expression de façon insensée,
absurde
dictum — dictum — exposé appuyé d’une vérité, d’un dogme, d’une idée, d’un enseignement, etc.
manipulation — pose, jeu, conduite des émotions, utilisation de procédés éprouvés dans la relation, etc.
jeu — divers environnements organisés d’interaction autour d’un scénario ou de règles, joués
au niveau d’une « maquette », également le « jeu du lieu » et les jeux numériques, ainsi que les jeux politiques, etc.
piste — chasse, pistage, obtention d’un trophée, etc.
rendement — progrès, développement, économie, planification, etc.
L’UNIQUE CONDITION DE LEUR EXISTENCE :
un effet
LES DIFFÉRENCES DE COMPORTEMENT RÉSULTENT DES DIFFÉRENTES COMBINAISONS DES COMPOSANTES DISTINGUÉES ICI
25 points de Czasoprzestrzeń Performance comme structure de Pomost
13 novembre 2013 à 20:36
Czasoprzestrzeń Performance a, sur le plan topographique, le caractère d’une PASSERELLE :
c’est une plateforme reliant deux rives (le monde humain extérieur et intérieur) séparées par une rivière (de l’inconscient collectif et individuel), servant à passer (avec conscience et sensibilité) de l’une à l’autre. Elle associe l’espace (le lieu) et le temps (le chemin), offrant la possibilité de réfléchir et de se sensibiliser. Elle porte le potentiel de développer chez l’homme une compréhension partagée et un ressenti partagé plus complets de lui-même (individualisation du soi), des autres (particularisation de la relation) et du monde (concrétisation de la connaissance), grâce à la volonté d’une sensibilité consciente.
L’unique condition est de vouloir être conscient de ce que l’on ressent et de ce que les autres ressentent, et sensible à ce dont on a conscience et à ce dont les autres ont conscience.
Les 25 points constituent la dimension intérieure de Pomost, qui possède également une dimension extérieure. L’aspect extérieur, comme apparence générale et cadre de l’initiative, en est la forme. Pomost prend la forme de rencontres dont résultent des spectacles plus ou moins élaborés. Ces spectacles ont des caractères différents : proches des mystères, du para-théâtre ou de la thérapie (psych.). Le plus souvent, ils prennent la forme d’une compilation de ceux-ci. Ces spectacles sont documentés à l’aide des nouveaux médias, principalement la photographie, la vidéo et le compte rendu écrit traditionnel. Pomost se tient de temps à autre (irrégulièrement, mais habituellement une fois toutes les deux semaines). Il dure relativement peu de temps (5 heures, mais peut se prolonger librement). Pendant les rencontres « sur Pomost », on réalise aussi bien des présentations individuelles que des actions collectives, aussi bien des compositions que des improvisations. Chacun peut devenir le metteur en scène du spectacle, qui consiste à créer ensemble une représentation. On peut employer toutes les techniques et tous les outils connus aujourd’hui afin de ce que l’on veut présenter. Il est possible de recevoir une correction de l’initiateur (qui s’intéresse à la performance et à ses périphéries dans sa création artistique et dans la vie quotidienne, ainsi qu’à l’esthétique transmédiatique, qu’il appelle alphabet de l’expression). On peut, bien entendu, proposer sa propre vision. L’idéal est toutefois de façonner ensemble l’espace-temps par des gestes, avec conscience et sensibilité. L’essence d’un tel rapport à Pomost est décrite par les 25 points constituant sa dimension intérieure. La description intérieure parle des méthodes, du but et du sens de toute l’initiative. (Les points ressemblent à des postulats, mais ce sont en réalité des questions).
1. L’idée appelée « Culture » est un don à soi-même, aux autres et au monde, offert par quelqu’un ou quelque chose. Un don sincère signifie, par définition, une act-ivité spontanée, qui peut être consciente ou non.
Pomost est une conscience jetée au-dessus de l’inconscient pour y pêcher des dons intentionnels, c’est-à-dire adaptés à un destinataire précis.
2. Une caractéristique essentielle de la nature est l’harmonie comme interdépendance symbiotique, résumée dans le dicton : « dans la nature, rien ne se perd ». Si l’art et la culture sont la réalisation des rêves à l’état de veille, ils sont aussi, par analogie, le fait de rêver la réalité dans le sommeil. La création révèle quelque chose et le rend réel dans le rêve. Autrement dit, si la culture est un rêve réalisé, sa création produit quelque chose de réel dans le monde des rêves. Cela signifie que l’imagination a son équivalent dans l’action. C’est une dépendance entre deux mondes qui fait qu’imaginer quelque chose (en prendre conscience), étayé par un acte (une expérience vécue), transforme la réalité et l’irréalité. Ces deux activités sont ainsi des facultés humaines cardinales.
Pomost relie les représentations imaginaires et les activités, ce qui rend possible le sentiment d’une plénitude de sa propre activité.
3. Toute activité humaine (y compris culturelle) est une répétition du monde qui, tout entier, est cette activité. Le travail, par exemple, est une répétition du monde en tant que travail. La répétition est une preuve qui procure un sentiment de certitude et de sens au niveau empirique.
Pomost répète le modèle du monde comme passerelle entre le connu et l’inconnu.4. Tout ce que l’homme fait, il le fait pour vivre. Son corps, sa conscience et sa volonté veulent vivre. On vit passivement ou activement, passivement en attendant, activement en venant. Le créateur attend de pouvoir venir donner quelque chose à quelqu’un, et le destinataire vient pour pouvoir attendre et recevoir. Il arrive toutefois qu’une même personne veuille respirer la culture, c’est-à-dire donner et prendre à la fois. Przestrzeń Performance consiste à prendre et à donner : une répétition du monde qui, tout entier, est performance.
Pomost est une construction qui permet de prendre et de donner, de respirer la culture.5. La répétition est une distinction du monde comme particulier, précieux et important. Cela signifie qu’il (le monde), ou un de ses aspects, est plus important que quelque chose. C’est ainsi que naît le drame, car une différence apparaît. La différence est une caractéristique intégrante du monde. Percevoir une différence permet de s’engager. C’est grâce à la différence que l’amour existe.
Pomost est une différence qui relie les différences.
6. Dès la première répétition s’exprime le rêve/sens complet de la répétition, qui est distinction et rythme. Le rythme est continuité, expression d’une présence, d’une durée, d’une vie : le rythme du cœur, du cerveau, du travail, de la nature et de l’action. Przestrzeń performance est un lieu où l’on peut traverser un changement en douceur et, par exemple, vérifier quelque chose ou se préparer à quelque chose.
Pomost est une plateforme qui permet de conserver le rythme des pas de la vie.7. La condition de la vie est la volonté de vivre, c’est-à-dire le consentement à la vie. « Répéter » la vie dans un acte est une expression de sa volonté de vivre et de son consentement à vivre cette vie consciemment. Voici les clés de la réalité réelle : volonté, vision et acte ; répétition de la vie dans la vie, de l’être dans l’être, de l’action dans l’action, du monde dans le monde, de la performance dans le monde de la performance.
Pomost est une répétition du dépassement de soi du monde.
8. Przestrzeń Performance est une distinction grâce à laquelle on peut se libérer de la généralité quotidienne vers une particularité rare. Passer du général au particulier est l’activité concrète la plus originaire, première et ultime. La répétition de son propre concret de vie est cela même.
Pomost est la particularisation du concret de vie des individus ou des groupes qui y entrent.
9. Le concret de vie peut être n’importe quoi ; c’est pourquoi les humains sont souvent incapables de se comprendre les uns les autres, ou même de se comprendre eux-mêmes et de comprendre le monde ; en revanche, il est généralement impossible de comprendre et de ressentir avec quelqu’un sa généralité. Le concret est en effet parfois trop différent, et la généralité trop abstraite. La répétition d’un concret de vie dans un monde répété permet de placer ce concret dans la généralité, de le comparer à d’autres, c’est-à-dire de comprendre son propre concret et de le partager. Ainsi se crée le temps de la compréhension mutuelle. Czasoprzestrzeń Performance est un véhicule temporel.
Pomost facilite le voyage, le transport et la rencontre, ce qui leur permet d’être plus efficaces.10. L’art et la culture sont, au fond, quelque chose d’important (de distingué) et de difficile. Ils sont une machine temporelle servant la compréhension entre les humains, avec l’inconnu et avec soi-même. Car il existe le temps que l’homme vit et celui qu’il crée à l’intérieur de ce premier temps. L’art et, plus généralement, la culture ont trois plans, parce qu’ils ont trois destinataires avec lesquels ils établissent une compréhension : l’homme qui les crée pour lui-même (connaissance de soi), des personnes ou des groupes précis (connaissance de quelqu’un), d’autres êtres inconnus ou des mystères (connaissance de quelque chose).
Pomost est d’autant plus important que la compréhension est difficile.11. L’homme possède deux principales facultés actives : ressentir et penser. On peut les désigner plus largement comme sensibilité et conscience.
Pomost, en tant que création, est un développement des facultés humaines et un pouvoir humain de développer ces facultés.12. Il faut ressentir l’espace-temps et être conscient de la performance. À cette fin, il faut prendre conscience de beaucoup de choses, ressentir beaucoup de choses, se familiariser avec de nombreuses questions, se sensibiliser à beaucoup de choses, affiner beaucoup de choses en soi, s’accorder profondément, s’ouvrir largement et vouloir beaucoup. Sans une telle répétition du fonctionnement normal dans les modes consacrés de l’activité sociale, sans sa répétition comme geste, dans le monde des normes et des usages, il est seulement possible de répéter ce qui est déjà donné. Il ne peut donc être question d’enrichir sa propre expérience et ce que l’on peut se donner mutuellement. On peut seulement utiliser les dons déjà reçus et offrir de nouveau aux autres ce qu’on leur a déjà offert. Dans un tel monde, on ne peut parler que de duplicata, de mimétisme et de réitération. Il en est ainsi parce que la condition pour vivre de quelque chose, s’y engager, s’en préoccuper et s’en occuper pleinement est de le particulariser.
Pomost est un geste d’autant plus grand que le lien entre les bords qu’il relie est faible.13. Sensibiliser, familiariser, affiner, accorder… Il s’agit de vivre quelque chose comme quelque chose de particulier. Est particulier ce qui concerne quelqu’un individuellement. Le particulier possède néanmoins en lui une valeur universelle du seul fait d’être quelque chose d’important.
Pomost est une zone particularisée et privilégiée sur le chemin, ce qui rend tout ce qui s’y trouve concret et important.14. Particulariser signifie vivre consciemment, approfondir, élargir la généralité par le concret. Sans particularisation, la généralité se dilue, les humains deviennent indifférents, la culture stérile.
Pomost est une portion concrète du chemin, ce qui fait que l’on y prend conscience du changement comme fait que quelque chose est vécu par nous.15. On particularise à condition de le vouloir (autrement, le monde/quelqu’un/quelque chose particularise à notre place, souvent aussi, de surcroît, par notre intermédiaire). On le fait pour soi, pour les autres et pour le monde. Parfois, on le fait dans un certain but, dans l’espoir ou l’attente de quelque chose, ou à cause de quelque chose, ou sans raison, sans espoir, sans but. Il est toutefois impossible de nommer la source de cette activité commune à tous ; aussi la source universelle est-elle commune à tous en ceci qu’elle demeure un mystère. Si, pour quelqu’un, le mystère est le hasard, il serait bon qu’il examine dans quelle mesure il dépend du hasard, s’il est lié à lui et a une influence sur lui ; si, pour quelqu’un, il est la probabilité, il serait bon qu’il vérifie si elle est calculable et donc si l’on avec elle ; si, pour quelqu’un, il est la providence, il peut lui être précieux de sentir si elle l’aperçoit et si lui-même ne l’ignore pas imprudemment.
Pomost trouve son origine dans le mystère (du but, de la fonction, du sens, etc.), c’est pourquoi il y conduit finalement.16. Le monde fonctionne, suit son cours, dure, agit. L’existence ou la non-existence de lois de fonctionnement du monde demeure cachée. Ces lois n’ont pas d’importance pour ceux qu’elles ne concernent pas concrètement. Mais dès qu’apparaît l’expérience concrète de la vie de quelqu’un, les lois de fonctionnement du monde deviennent importantes. On ne sait toutefois pas alors quel est leur sens, ou ce qu’est leur non-sens. Une relation forte avec elles, et donc une attitude significative à leur égard, est alors garantie par le fait de considérer son propre destin comme un ressenti partagé avec tout ce qui est, y compris avec elles. Alors, toute action des lois du monde est l’expression de la volonté de ce monde que l’on ressent et que l’on est (en le ressentant consciemment).
Pomost symbolise les lois fondamentales qui gouvernent le monde ; son utilisation permet donc de les maîtriser.17. Dans le monde (ressenti en partage), on est en liaison (avec lui) et on est (inter)dépendant. Personne n’est entièrement indépendant, séparé, libre. Pour le vérifier et le comprendre pleinement, il suffit d’essayer de devenir indépendant.
Pomost permet de se libérer, car il constitue un terrain neutre sur lequel on peut examiner les dépendances.
18. Une relation est l’effet naturel et la raison fréquente d’une séparation. De même, une relation est l’effet et la raison d’une intégration. La relation est une condition de la séparation ou de l’interaction. Tout le reste est indifférence, anti-sensibilité et anti-conscience. Czasoprzestrzeń performance consiste à se séparer des expériences quotidiennes pour s’intégrer aux expériences rares. Se séparer pour se rencontrer révèle l’immensité et la richesse du potentiel de la relation. Dans la rencontre séparée, la relation devient spatiale. Elle peut être proche ou lointaine. La relation est ainsi sensibilité, échelle de sensibilité, car une relation doit être sensible, et elle l’est lorsqu’on la vit consciemment. Autrement, on ne peut parler que d’absence de relation : d’insensibilité. La relation est la conscience du ressenti partagé. Son approfondissement est la condition pour se vivre soi-même à travers ce ressenti partagé. Une compassion consciente est la condition pour vivre véritablement la relation avec le monde, avec un autre être humain, mais aussi avec son propre soi.
Pomost rend possibles la coparticipation, la compréhension mutuelle et la compassion entre des mondes séparés, même les plus étrangers les uns aux autres.19. La relation possède trois caractéristiques : elle est l’expression d’une conscience, d’un choix et d’une puissance. Comme conscience, elle révèle la multiplicité contenue dans l’un (autrement dit dans l’unité) ; comme choix, elle est une décision sur le rapport à cette multiplicité ; comme puissance, elle est une action à l’intérieur de ce rapport à cette multiplicité. Il est important de définir son rapport à la multiplicité dans l’un, car c’est une étape intermédiaire entre la conscience de la relation et la capacité de la vivre.
Pomost définit le rapport réciproque des rives, rendant ainsi possible une relation entre elles.
20. À l’intérieur de Czasoprzestrzeń Performance, les domaines suivants des dispositions humaines sont dévoilés et mis à profit :
-Mémoire du corps — codes de comportements et de ressentis liés aux activités, aux objets et au corps, reconnus par l’homme comme des signes déclenchant certains ressentis précis.
-Criticisme de l’espace — secteurs et lieux dans l’espace (entre le centre et les bords, pôles, parentés, connexions, références, divisions, séparations, localisations, points, zones, cassures, développements, multiplications, absorptions, prises de distance, dynamisations et autres rapports dans l’espace) définissant le rapport à sa topographie et à son état comme totalité d’un microcosme.
-Magnétisme de l’action — initiative comme geste plein, c’est-à-dire réaction, réconciliation, preuve de volonté, réponse, sacrifice, aide, combinaison, don, densification, amitié, révolte, opposition, question, effort, recherche, expérimentation, manifestation, raréfaction, tension, orientation, assouplissement, dynamisation, appropriation, plaisanterie, suggestion, analyse, rectification, preuve, affirmation, demande, etc.
-Rayonnement de la réception — l’observateur émane, fait plus ou moins sortir de lui son rapport à l’émetteur ainsi que ses ressentis et réflexions liés à l’acte accompli par celui-ci, créant ainsi tension, énergie, mouvement, climat, atmosphère, mana, densité, multiplicité, diversité, oppositions, dialectique, confirmant par là la fonction et l’action des événements en cours.
-Vibration de l’interaction — connexion, rencontre, relation, échange, danse, dialogue, jeu, manipulation, réflexion, intuition, télépathie, fusion, rupture, compréhension mutuelle, etc. Elles provoquent une résonance et agissent comme un fait amplifié, devenant un accomplissement concret et vécu.
- Irrégularité des lieux et des événements — transformations générales au sein de l’Espace-temps, provoquées par l’évolution de l’empathie des participants par rapport à l’entropie de l’ensemble de l’événement, à ses différentes étapes.
- Densité du symbole — relation, au sens large, avec la mémoire collective, le code culturel, le signe des temps, l’Esprit ou le domaine, compris de quelque manière que ce soit, auquel renvoie une action concrète sur Pomost.
Pomost dispose de tout ce qu’il relie et sépare par lui-même.
21. Toutes les possibilités contenues dans Czasoprzestrzeń Performance (définies et non définies) résultent du fait qu’il est conscience-sensibilité. L’espace-temps est sensible et réceptif, et la performance est geste et conscience. Grâce à une capacité aussi vaste, Czasoprzestrzeń Performance permet à l’homme de prendre toute son ampleur, d’utiliser tous les moyens qu’il connaît (techniques, esthétiques, etc.) et de se dépasser. Il ne constitue cependant pas une injonction et n’impose rien. Il est une matrice et un oracle qui distribue de manière autonome son savoir et son amour aux interlocuteurs selon leur volonté et leur engagement.
Pomost est une porte et un vestibule ; il offre donc une chance de traverser quelque chose, de transporter quelque chose, d’aller quelque part, de se préparer à quelque chose, ainsi qu’une possibilité constante de revenir.
22. Dans la création, il s’agit de conscience-sensibilité, c’est-à-dire de conscience du ressenti partagé. Chaque œuvre, acte, geste, action fait exister de nombreux mondes et effets. Sans conscience naissent des choses abruties et égarées, et sans sensibilité, des choses tristes et rejetées.
Pomost possède son centre et ses bords, qui répètent ce qu’il répète ; on peut donc s’éloigner et se rapprocher infiniment du centre de la passerelle (où l’on est pleinement sur elle), selon la mesure dans laquelle on s’y trouve.23. La performance peut être universelle ou individuelle ; de même, comme il en va de la distance (de l’éloignement), elle peut être publique ou intime. Donner son propre concret de vie ou recevoir le concret de quelqu’un, publiquement ou en privé, signifie choisir la manière dont on veut être dans Czasoprzestrzeń Performance.
Pomost est large ; on peut donc s’y croiser et s’y rencontrer sans se repousser hors de ses bords ni de son centre.24. L’idéal est que la création de la culture consiste à faire un don (sacrifice-compassion) à soi, aux autres et au monde, et que sa réception consiste à puiser (gratitude-conscience) en soi, dans le monde et chez les autres.
Pomost fait don à ceux qui savent lui être reconnaissants, c’est-à-dire recevoir ce qu’il donne par lui-même, grâce au fait qu’ils souhaitent faire don à Pomost dans les multiples aspects de son utilisation, car il n’est que dans la mesure où il est nécessaire, il n’existe pas sans les humains et existe pour eux et par eux, et il est en fait une répétition (un symbole, une métaphore) de ce qui les relie, comme rives du monde.25. Prendre et donner signifie respirer. Pour respirer, c’est-à-dire se trouver dans Czasoprzestrzeń Performance, il faut tout d’abord vouloir. Premièrement, vouloir quelque chose de lui, et deuxièmement, vouloir quelque chose pour lui. Prendre et donner, c’est ressentir ensemble consciemment.
Pomost cache sous lui un torrent de fils que l’on peut y pêcher en s’y trouvant, tout en révélant au-dessus de lui une constellation de tout ce que l’on peut y tisser.