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After the dark. Dziady (Après l’obscurité. Dziady ; inspiré du motif des Dziady et du drame d’A. Mickiewicz)

Publication source · 2014-04-06Auteur de la publication : Oskar ChmiołaAdresse d’origine

Traduction de travail. Le document original est accessible ci-dessus.

Barbican Centre, Londres, 2012 Dans le hall du Barbican Centre, O. Ch. a réalisé l’installaction « After the dark. Dziady ». Il a fermé un immense cube à la lumière. À l’intérieur, il a construit trois petits cubes éclairés du dedans. Le tout, réalisé en toile noire, divisait parfaitement l’intérieur du cube. Entre les secteurs intérieurs régnait la pénombre. Les trois secteurs étaient disposés les uns par rapport aux autres de telle manière qu’il était facile de distinguer celui du milieu des deux autres. Dans le secteur central, outre la lumière, se trouvaient des ficelles auxquelles, au début de l’action, était suspendue une figure de fantôme drapée dans des voilages. O. Ch. a commencé son action en entrant pour ainsi dire dans ce fantôme : en déployant ses parties successives, il les a attachées à ses bras. Finalement, il s’est trouvé légèrement suspendu dans ce réseau. Au-dessus, les ficelles disparaissaient sous le plafond. Cela n’était pas visible, mais elles se prolongeaient sur le plafond sur toute la surface du grand cube puis, intégrées aux parois, descendaient invisiblement jusqu’à un peu au-dessus du sol, où elles étaient attachées aux entrées des secteurs voisins. L’ensemble était ainsi prêt. Les spectateurs, en nombre effrayant, traversaient l’espace par groupes de 5. Chaque personne qui ouvrait l’entrée d’un des secteurs en faisait bouger les parois et tirait sur les ficelles sans le savoir. Dans le secteur central, O. Ch. ressentait ces tractions et bougeait lui-même à leur rythme. Lorsque les spectateurs erraient entre les secteurs sans toucher leurs parois, O. Ch. restait immobile. Parfois, quand personne ne touchait les parois et qu’aucun spectateur ne l’observait non plus, O. Ch. tirait lui-même brusquement sur les ficelles, entrouvrant les entrées des secteurs éclairés. Tout cela a duré près de deux heures, jusqu’à ce que les spectateurs du Barbican Centre, de plus en plus enhardis, rompent les ficelles par des tractions toujours plus fortes. La dernière ficelle empêchait O. Ch. de tomber. Il a raconté que c’était alors qu’il avait eu le contact le plus intense avec les spectateurs, qui semblaient eux aussi tellement absorbés qu’ils ne quittaient plus l’espace du cube : ils n’étaient alors plus cinq, mais plusieurs dizaines. Ils regardaient O. Ch. déplacer les yeux en fixant chacun d’eux, profondément et longuement, l’un après l’autre. Ce fut l’un des contacts les plus intimes d’O. Ch. avec le spectateur. Finalement, quelqu’un a toutefois rompu ce fil de compréhension en cassant la dernière ficelle. http://www.barbican.org.uk/generic/large-images.asp?id=13898&af=theatre

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