Oskar Chmioła / Œuvres et actions
Réception
Versions sources conservées et traductions de travail. Les relations entre documents relèvent du travail éditorial ; les différences entre récits restent visibles.

Description du portfolio
Installation électroacoustique conçue pour une cour du quartier de Praga à Varsovie — une grande machine pour écouter les sons des murs. Des casseroles fixées aux façades des immeubles recueillent les conversations et les bruits de la vie des habitants. Le son est acheminé par des tuyaux vers un tonneau, où une table de mixage et un microphone enregistrent simultanément, en temps réel, les signaux de toutes les conduites. Il en résulte une polyphonie évoquant un concert en direct, que l’on peut écouter au moyen de casques sortant du tonneau. L’installation est réalisée dans le cadre des cours à l’Académie des beaux-arts de Varsovie, pour l’exposition « Podwórko na Pradze », sous la direction du professeur dont le nom est écrit « Włodzimerz Szymański » sur la planche.
Dates, lieux et rôles : dans les descriptions intégrales ci-dessous ; aucun détail non vérifié n’a été ajouté.
Domaines de pratique
Catégories de navigation fondées sur les sources citées ; elles n’attribuent pas de mouvement artistique. Médium, technique et rôle nécessitent des descriptions distinctes.
Textes intégraux et documentation
Les légendes et crédits conservent leur contexte source. La documentation d’une exposition collective ne concerne pas automatiquement les seules œuvres d’Oskar Chmioła.
Documentation de la réalisation
Odbiór — Réception
Fiche source distincte · oskarchmiola.blogspot.com














Documentation de la réalisation
Installation électroacoustique — Odbiór (Réception)
Fiche source distincte · wyspastan.blogspot.com
L’installation, inspirée du jouet d’enfant connu sous le nom de « głuchy telefon » (téléphone sans fil), fabriqué avec des gobelets et un bout de ficelle, renvoie à mes souvenirs d’enfance. Les dimensions des immeubles anciens, leur atmosphère et leur acoustique m’ont toujours fasciné. Je voulais réunir tout l’éventail des sensations afin qu’il soit possible d’atteindre un état de proximité avec cet espace, tel qu’il se réalise intimement pour moi grâce aux souvenirs. J’ai essayé de créer un canal pour la conscience du destinataire, par lequel il pourrait s’accorder à la vibration actuelle de ce lieu.
Pour bien comprendre « podwórko na Pradze », il faut bien l’entendre. L’écoute de l’espace sous cette forme, cet espace qui, étant lui-même le sujet de l’action, a reçu une voix pour se raconter, s’est avérée être une hyper-écoute. Plus précisément, la personne qui écoute l’espace dans lequel elle écoute peut s’entendre elle-même. Cela se produit parce que l’instrument recueille aussi les sons de la cour elle-même. De nombreuses fenêtres, de nombreuses histoires, des dizaines de reflets du même lieu sous des dizaines de formes. Des différences soulignées par la simultanéité avec laquelle la conscience accueille la présence de leur échelle. Ce qui est reçu est contenu dans celui qui reçoit de façon si étanche que l’on peut parler ici d’un environnement autonome, réagissant vivement aux intentions même les plus secrètes du destinataire.
Cette polyphonie sur les phénomènes du temps et de l’attention, et sur la beauté du silence, ressemble à un arbre bleu dont les branches blanches poussent dans les murs des immeubles. Elle sonne comme un écho entendu au fond d’un puits, un écho mêlé de bruits venus de derrière les murs. Une action située à la rencontre des arts visuels et musicaux, si équilibrée que le versant littéraire de l’interprétation semble constituer l’équivalent évident de son harmonie intérieure. Un monolithe intérieurement cohérent des trois médias fondamentaux de l’art.
Se demander si la « réception » est possible sans notre participation, c’est se demander si l’art existe sans spectateur. Qu’arrive-t-il au temps lorsque l’espace le modifie ? À quoi sert l’art ? Une réception adéquate n’est-elle pas une condition de la connaissance ?
Cette installation inspirait des questions semblables, tout en restant un simple jouet.
État éditorial
L’harmonisation des dates, techniques et rôles et la comparaison avec les sources actuelles restent à vérifier.
Aucun film intégré n’a été trouvé dans les sources associées. Les autres liens et la documentation photographique ont été conservés.