Oskar Chmioła / Réalisé / 2014
SpaceTime Performance — rencontre à Lublin
SpaceTime Performance est un projet qu’Oskar Chmioła développe depuis 2013. La rencontre documentée au Park Saski de Lublin a eu lieu en 2014. STP est une forme de création collective de situations dans le temps et l’espace : les participants peuvent passer de l’observation à leur propre expression intentionnelle. Les textes conservés relient le développement de cette idée à la précédente Przestrzeń Performance.
Fiche et classification
- Date / période
- 2014
- Lieu
- Park Saski, Lublin
- Rôle et collaborateurs
- initiateur de la formule et de la rencontre
- Genre
- rencontre de performance ; initiative artistique
- Type d’événement
- rencontre collective
- Approche / perspective
- pratique participative et processuelle
- Mouvement / milieu
- SpaceTime Performance — mouvement initié par Oskar Chmioła
- Axe thématique (interprétation)
- Participation et cocréation ; La parole comme action
- Style / mode de réalisation
- pluralité d’auteurs, ancrage situationnel
La classification relève d’un travail éditorial. Les catégories comparatives n’impliquent ni l’appartenance à un mouvement ni une inspiration déclarée.
Description de l’œuvre et récit de l’artiste
Texte conservé : STP — traduction du texte polonais
Document intégral dans les archives · Adresse source
STP est un mouvement social dont le postulat principal est que la réalité est performative et se transforme sous l’action des performeurs, tandis que vivre dans une telle réalité consiste à composer dans le temps et l’espace — la morale est estEtyka.
Oskar Chmioła, créateur de cette formule de SpaceTime Performance, affirme que l’art de la performance est toute sa vie. Selon lui, l’un des rôles essentiels de cet art est de créer des relations humaines et des changements. Il affirme que la vie humaine se compose de perfonèmes et croit à l’utopie poststructuraliste de la communication performative (dont la parole est une forme). Depuis le début de sa pratique, il cherche à concrétiser cette idée à travers des ateliers pour enfants et adultes. L’introduction à l’Espace-temps a été Przestrzeń performance, inspirée de Performance Space. Dans sa Spacetime Edition, l’artiste va au-delà de l’espace. Il souligne que la performance est l’art de composer dans le temps et l’espace.
Les études de la performance constituent un champ très vaste, car la performance est la réalité. Elles ont le potentiel de créer l’avenir de la civilisation grâce à leur capacité à accroître la compréhension entre les personnes et les cultures. Elles sont également synonymes de changement, de changement conscient, et constituent une forme esthétique.
La formule SpaceTime Performance signifie que chaque participant en devient le créateur. Cela fait de STP un mouvement social de portée cosmique.
© Oskar Chmioła
Contexte de la pratique : Espace-temps de la performance
Document intégral dans les archives · Adresse source
Le document décrit la pratique dans son ensemble. Il ne confirme pas le déroulement détaillé de cet événement.
Complément de description fourni par l’artiste, septembre 2026
SpaceTime Performance est un projet qu’Oskar Chmioła développe depuis 2013. La rencontre documentée au Park Saski de Lublin a eu lieu en 2014. STP est une forme de création collective de situations dans le temps et l’espace : les participants peuvent passer de l’observation à leur propre expression intentionnelle. Les textes conservés relient le développement de cette idée à la précédente Przestrzeń Performance.
Partition ouverte et évolution des principes de STP
Les archives de notes permettent de distinguer plusieurs formulations successives des principes de SpaceTime Performance. « 25 points de l’espace-temps de la performance, ou la structure de POMOST » est enregistré comme une note créée le 26 octobre 2013. « 26 points de l’espace-temps de la performance, ou la structure des rencontres STP » porte dans le document la mention de cinquième version, datée du 1er août 2020. Il ne s’agit ni de deux projets indépendants ni de deux descriptions d’une même rencontre, mais de témoignages de l’évolution de la formule. L’export contient aussi des dates de modification ultérieures : la date de création d’une note ne détermine donc pas celle de chaque phrase de sa version conservée.
La version en 25 points distingue la forme extérieure de la rencontre — présentations individuelles et actions collectives — de sa dimension intérieure : une empathie consciente et un travail à partir de l’expérience concrète du participant. La version ultérieure en 26 points développe davantage la variabilité du temps, du lieu et des modes de documentation. Elle n’impose pas de durée unique, mais décrit une formule façonnée par les initiateurs et les participants dans des conditions données. Le point enrichi sur le « concret de la vie » permet d’encoder un problème personnel, un désir ou une question dans un objet ou une action. Dévoiler un contenu n’implique donc pas nécessairement une confession directe : l’enjeu devient d’ouvrir aux autres une voie pour le lire.
L’« Exemple de plan situationnel d’une rencontre STP » transpose ce principe à l’organisation spatiale. Les objets disposés autour de l’aire d’action forment une limite mobile et une réserve de moyens d’expression. La personne qui commence peut les utiliser, apporter ses propres objets ou agir uniquement avec son corps. La personne suivante répond à l’état laissé par la précédente ou intervient pendant son action. Cette réponse peut être dialogue, commentaire, parodie ou toute autre relation entre les actions. Déplacer les objets modifie la composition visuelle autant que la limite de la situation elle-même. Il s’agit d’une partition relationnelle ouverte, non d’un scénario prescrivant une succession de comportements. Les deux variantes conservées montrent la révision d’une même proposition et ne doivent pas être comptées comme deux réalisations distinctes.
La note « Concrétisation des comportements » distingue les modes de travail : l’improvisation comme action spontanée, la vérification comme exécution réfléchie mais non répétée, la composition comme présentation d’un acte façonné en amont. Elle distingue également les actions uniques, répétées et processuelles, enrichies par l’expérience des exécutions précédentes. Cela permet de décrire STP sans assimiler toute la pratique à l’improvisation. L’artiste cite ici les Performance Studies de Richard Schechner et, dans l’introduction du plan situationnel, Grotowski, Artaud, Fluxus, Dada et Akademia Ruchu. Ce sont des références qu’il revendique, et non des ressemblances attribuées de l’extérieur.
Ces documents approfondissent la connaissance d’une méthode développée depuis 2013 ; une partition ultérieure ne constitue toutefois pas automatiquement le compte rendu de son application au Park Saski en 2014. Les analogies avec le mystère rituel, le parathéâtre ou la thérapie appartiennent au vocabulaire artistique du projet ; elles n’attestent à elles seules ni une efficacité clinique ni la prestation de soins. Le récit de la rencontre de Lublin distingue donc l’événement confirmé du cadre programmatique plus large et évolutif de STP.
Source : archives des notes Facebook de l’artiste, entrées 6, 4, 1, 2 et 3 ; commentaire éditorial établi à partir des versions conservées.
Interprétation du projet
SpaceTime Performance est la formule de l’artiste pour l’action collective et la communication sans dialogues. Agir ensemble n’exige ni scénario identique ni langue uniforme. La notion d’acte de parole, évoquée dans le portfolio, permet de lire les gestes comme des actions qui créent des relations. Il s’agit d’une interprétation éditoriale. Le début du développement du projet en 2013, confirmé par l’artiste, doit être distingué de la rencontre de 2014 au Park Saski de Lublin décrite dans la liste historique.
Images, fichiers et documentation
Planches originales du portfolio

Liens conservés dans les documents
Contextes de l’histoire de l’art et des sciences humaines
Suggestions de lecture et de comparaison, distinguées des références documentées.
Participation et cocréation
Roman Ondák, Lygia Clark
La parole comme action
John L. Austin, Roman Ondák
Mention du CV fournie par l’artiste — traduction
2014 — a ouvert le mouvement SpaceTime Performance et sa première rencontre a eu lieu au Park Saski, à Lublin,
Présentation éditoriale mise à jour le 28 septembre 2026.